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Quel millésime en 7?

Que nous réservera le millésime 2017? Bien malin qui pourra le dire! Qui se souvient de 1977, 1987, 1997 et 2007? De bien petits millésimes. La loi des séries en «7 mauvais» va-t-elle se poursuivre?

Notre agenda est déjà plein en ce début d’année: une tournée de grands châteaux à Bordeaux, les mérites comparés du Ripasso et de l’Amarone à Vérone, dix jours d’Anteprime en Toscane avant les (encore) mal nommées «vacances de neige».

Et cahin-caha, des articles de presse écrite qui paraîtront dans l’hebdomadaire Hôtellerie & Gastronomie Hebdo, le supplément mensuel suisse encore!, le bimestriel romand Plaisirs & Gastronomie Magazine, le désormais trimestriel québécois Vins & Vignobles et le semestriel vaudois Le Guillon. Et quelques autres, au coup par coup…

Avec le millésime 2016, personne ne mourra pas de soif! Il y aura abondance de vin vaudois — 30 millions de litres contre 21 millions en 2015. L’occasion de mettre à jour la liste des 1ers Grands Crus vaudois agréés en 2016. Mais aussi 7,5% de vin valaisan en plus par rapport à la «moyenne décennale», soit 52 millions de kilos de raisin, rouge à raison de 3/5 et blanc à 2/5. Selon un communiqué de l’Etat du Valais (qui ne nous l’a pas transmis, le Valais s’arrêtant sans doute au verrou de Saint-Maurice!), les vins sont frais, élégants et fins, mais peu structurés. Il a fallu irriguer durant la canicule estivale. Johannisberg et fendant sont, en richesse en sucre, inférieurs à la «moyenne décennale», tandis que le pinot et le gamay y parviennent. On devrait aussi s’attendre à une assez grande disparité dans les vins, compte tenu des rendements! Les Genevois affichent même du + 18,8%, soit la plus grosse vendange de ces 15 dernières années, avec 2000 (11,4 millions de litres contre 13 il y a 15 ans). Mais ils ne s’en plaignent pas, dans la mesure où ce quasi record permettra de compenser la faible récolte 2015…

Il y aura du bordeaux à profusion aussi — la récolte la plus prolixe depuis 2009.

Et puis, on peut élargir nos horizons, tourner nos yeux vers la Chine: en octobre, près de Pékin, nous avons dégusté une sélection des meilleurs vins de ce futur grand du vin — en consommation et en production. Il y manquait Ao Yun, dégusté à Lausanne début décembre, le vin produit dans la région mythique de Shangri-La par LVMH. En attendant notre reportage au Japon, dans la Préfecture de Yamanachi, à la poursuite du cépage koshu…

Le site www.thomasvino.ch, ratisse plus large que les seuls vins, fussent-ils suisses. En 2016, on est allé visiter, en République dominicaine, les usines de Davidoff. Avec des correspondances entre les grands cigares et les grands crus, de la plante au plaisir! Et puis, sait-on que la Suisse compte désormais la plus forte densité de micro-brasseries au mondeC’est un spécialiste qui nous le dit.

En 2017, on reparlera de la «flavescence dorée», qui implique au pire la destruction des vignobles, comme au Piémont, et qui s’étend au Nord des Alpes, à Lavaux (après Blonay, Villeneuve et le Dézaley sont touchés), à Fully, en Valais, et dans le Jura (après la Bourgogne).

Fin janvier, vous pourrez aller faire un tour dans les Côtes-du-Rhône du Nord, au sud de Lyon, au Marché d’Ampuis.

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Bonne lecture!

Pierre Thomas, journaliste libre.

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