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En route pour Arvinis et les caves ouvertes

Avril et mai sont les deux mois les plus riches en dégustations de toute l’année et dans toute la Suisse, dont le point d’orgue demeure les «caves ouvertes» auxquelles aucune région n’échappe. Transféré de Morges à Montreux, le salon Arvinis, qui s’affiche comme le plus grand salon du vin de Suisse (du moins romande…),  s’ouvre le mercredi 26 avril et dure jusqu’au lundi 1er mai. A côté des vins du cru, on y trouvera notamment une trentaine de producteurs du Piémont.

On dégustera les premiers 2016, où la vendange 2016 a été suffisante dans les vignobles lémaniques alors que le résultat sur l’ensemble du pays, avec 105 millions de litres, relativise cette abondance. Hélas, les gels tardifs de la semaine après Pâques, dans la nuit du 17 au 18 avril, puis du 19 au 20, ont réduit à néant les espoirs du millésime 2017 de plusieurs vignerons valaisans. Dans un premier temps, il avait été dit qu’un douzième du vignoble valaisan (550 hectares) avait été touché. En réalité 1’000 hectares ne devraient pas produire de raisin et plus du double seraient touchés, soit la moitié de la surface viticole valaisanne! On n’avait pas vu un tel gel «noir» (les bourgeons sont «grillés») depuis 1974.

La région de Neuchâtel, où s’est tenue l’assemblée de la Mémoire des vins suisses, elle sera à l’honneur avec le chef-lieu nommé Ville du Goût et le chef de cuisine Claude Frôté, promu parrain de la Semaine suisse du Goût 2017, du 14 au 24 septembre, qui coïncide avec celle des vins suisses. Qui sait que ce bourgeois de La Neuveville (BE) est aussi producteur de chardonnay et de pinot noir élevés à la bourguignonne?

En prime et en primeur, on pourra se faire une idée du millésime 2016 à Bordeaux dans deux dégustations lausannoises, les 11 et 12 mai. Lire notre dossier sur le millésime 2014, dégusté sur place et en bouteille, rive gauche, et l’avis de deux œnologues fameux, Michel Rolland et Stéphane Derenoncourt, sur le millésime 2016.

Lire aussi mon reportage au Japon, à la poursuite du cépage koshu, qui est à l’empire ce que le chasselas est à l’Helvétie. L’Asie, Chine en tête, paraît la planche de salut pour les producteurs de vins blancs, une couleur pourtant moins prisée que le rouge!

Je suis rentré de mon «Giro d’Italia» des nouveaux millésimes mis sur le marché, et qui varient d’une DOCG à l’autre. Voici les 112 vins que j’ai préférés sur quelque 500 dégustés.

Le passage dans le seul trois étoiles de Suisse romande fait-il le printemps? Lire ici notre retour à Crissier, pour les cinq ans de la nouvelle ère Violier, où un F.G. retrouve le piano rutilant des cuisines.

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Pierre Thomas, journaliste libre.